Le Misanthrope

De Molière, Mise en scène Alain Françon

du 09 janvier au 08 février 2019

Durée En création, La Cuisine - rue Baylon

 

 

Du mardi au samedi à 19h30
Dimanche à 17h00

Âge : dès 12 ans

Surtitré en français et en anglais les vendredi 1er et mercredi 6 février 2019

Audiodescription les vendredi 18 dimanche 20 janvier 2019

Le Misanthrope

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Alceste, le misanthrope, aime Célimène qui aime la cour… Et comme il est le plus loyal et le plus droit des hommes, mais que malheureusement il lui manque une vertu, qui est l’indulgence pour la conduite des autres, Molière ne pouvait faire autre chose que d’écrire un chef-d’œuvre.

« " La société de cour " était devenue la principale formation élitaire du pays au moment où Molière écrit ses pièces. La nécessité de s’imposer et de se maintenir au sein d’une telle formation sociale liait chacun aux autres par d’étranges contraintes qu’il exerçait ou subissait dans le respect d’un ordre hiérarchique rigide et d’une étiquette minutieuse. Dans Le Misanthrope, Molière décrit les appétits cyniques de cette société où l’amélioration du rang de l’un entraîne de fait la dégradation de quelqu’un d’autre et où le jeu marqué des ambitions fait craquer le vernis de la politesse. « L’engluement » dans lequel s’ébat cette société enlaidit tous les rapports humains et sape même le fondement d’un art poétique ! » Alain Françon, metteur en scène

Alceste, the misanthrope, loves Célimène who loves the court… And as he was the most loyal and upstanding of men, except for one small fault – his complete lack of tolerance for the behaviour of others – Molière couldn’t help but create this masterpiece.

« The "court society" had become the primary elitist institution in France at the time Molière was writing his plays. The need to establish and maintain one’s position in this social structure meant people related to one another by imposing and enduring the bizarre constraints of a rigid hierarchy and rigorous etiquette. In The Misanthrope, Molière denounces the cynical appetites of a society in which climbing the social ladder means pushing someone else down, and the game of ambitions and agendas shatters the thin veneer of politeness. The murkiness of the courtly world sullies all human interactions and undermines the very foundation of poetic art!» Alain Françon, director

 

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Avec David Casada, Pierre-Antoine Dubey, Pierre-François Garel, Gilles Privat, Lola Riccaboni, Régis Royer, Dominique Valadié, Marie Vialle,  (distribution en cours)

Décor Jacques Gabel, lumière Joël Hourbeigt, costumes Marie La Rocca, musique Marie-Jeanne Séréro, coiffure et maquillage Cécile Kretschmar, son Léonard Françon

Production Théâtre des Nuages de Neige
Co-production Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Théâtre National de Strasbourg, MC2 Grenoble, Théâtre de la Ville Paris, Théâtre du Nord-CDN de Lille Tourcoing Hauts de France

Le spectacle sera créé le 9 janvier 2019 au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève

Alain Françon

Alain Françon a cofondé la compagnie Le Théâtre Eclaté en 1971 à Annecy. De 1971 à 1989, il a monté entre autres Marivaux et Sade, Ibsen et Strindberg, O’Neill (Long voyage vers la nuit, dont il a monté à la Comédie Française une nouvelle version traduite par Françoise Morvan : Le Long voyage du jour à la nuit), Horváth et Brecht. Il a créé de nombreux auteurs contemporains, de Michel Vinaver (Les Travaux et les jours, Les Voisins) à Enzo Cormann (Noises, Palais Mascotte) et Marie Redonnet (Tir et Lir, qui a été présenté à la Colline en 1988, Mobie Diq). Il a également adapté pour la scène des textes d’Herculine Barbin (Mes souvenirs) et de William Faulkner (Je songe au vieux soleil).

En 1989, Alain Françon prend la direction du Centre dramatique national de Lyon - Théâtre du Huitième. Il y monte notamment La Dame de chez Maxim, Hedda Gabler, Britannicus. De 1992 à 1996, il est directeur du Centre dramatique national de Savoie (Annecy-Chambéry), où il met en scène La Remise de Roger Planchon (1993), La Compagnie des hommes (1992) et Pièces de guerre (1994) d’Edward Bond, Celle-là (1995) de Daniel Danis et La Mouette de Tchékhov (1995).

Pour le cinquantième Festival d’Avignon, Alain Françon présente dans la Cour d’Honneur Edouard II de Marlowe, qui a été repris au Théâtre national de l’Odéon.

Le 12 novembre 1996 il est nommé directeur du Théâtre national de la Colline.

Alain Françon co-founded the troupe Le Théâtre Eclaté in 1971 in Annecy, France. From 1971 to 1989, he produced plays by – among others - Marivaux and Sade, Ibsen and Strindberg, O’Neill (Long Day’s Journey into Night, of which he produced a new translation by Françoise Morvan at the Comédie Française), Horváth and Brecht. He created the first productions of plays by numerous contemporary authors: from Michel Vinaver (Les Travaux et les jours, Les Voisins) to Enzo Cormann (Noises, Palais Mascotte) and Marie Redonnet (Tir et Lir, which was performed at the Colline theatre in 1988, Mobie Diq). He also adapted for the stage texts by Herculine Barbin (Mes souvenirs) and William Faulkner (That Evening Sun).

In 1989, Alain Françon became director of the National Drama Centre in Lyon - Théâtre du Huitième. There, he staged La Dame de chez Maxim, Hedda Gabler, and Britannicus. From 1992 to 1996, he was the director of the National Drama Centre in Savoy (Annecy-Chambéry), where he directed La Remise de Roger Planchon (1993), In the Company of Men (1992) and The War Plays (1994) by Edward Bond, Celle-là (1995) by Daniel Danis and The Seagull by Chekhov (1995).

For the 50th Avignon Festival, Alain Françon staged Marlowe’s Edward II in the ceremonial courtyard ; the production was reprised at the Théâtre national de l’Odéon.

On 12 November 1996, he was appointed director of the Théâtre national de la Colline.

 

Autour de "Le Misanthrope"