Spectacle hors-abonnement

Festival d'Ateliers-Théâtre

Direction Marie-Christine Epiney

Assistée de Stefanie Günther Pizarro

du 11 mai au 17 mai 2017

Festival d'Ateliers-Théâtre

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Les spectacles sur réservation 
Salle Francois-Simon 
Tarifs : 1/ Tarif plein : 15.- 2/ Tarif réduit : 10.- 
Invitation: collaborateur / production / presse / ctpo-ctco / partenaire  

 

Jeudi 11 mai 19h30 
La Clizia de Nicolas Machiavel 

On n’a pas l’habitude de voir en Machiavel un auteur comique. Et pourtant ses collègues de la chancellerie, de leur propre aveu, riaient à s’en décrocher la mâchoire en lisant ses lettres et, outre les textes politiques qui l’ont rendu célèbre, il a écrit des nouvelles et des comédies. La Clizia écrite et jouée en 1525 raconte une histoire cent fois mise en scène : le père et le fils tous deux amoureux de la jeune et belle Clizia. 

Vendredi 12 mai 19h30
Le bruit des os qui craquent de Suzanne Lebeau 

Elikia est une enfant qui a vu sa vie basculer dans une guerre civile chaotique et sans loi. Enlevée à sa famille, elle devient enfant-soldat. Victime, elle est aussi bourreau dans une situation intenable qui brouille les lois les plus élémentaires de l'éthique. Elle applique, comme les adultes, le principe de la guerre : le premier qui trouve l'autre le tue.

Samedi 13 mai 19h30
Musée haut musée bas de Jean-Michel Ribes 

Le musée est-il chaud, est-il froid ? Est-il haut, est-il bas ? Y a-t-il des veaux, y a-t-il des rats ? Et que viennent y faire tous ces gens ? Visiter ? mais visiter qui, quoi ? Chercher quelqu'un ? un arbre ? un chien ? Se montrer, s'aimer, manger, chuchoter, s'extasier, pisser, dormir, copier ? Le musée espace de liberté ou prison pour dingues ? Qui habite les musées ? Le passé, le présent, ma tante, des oeuvres, des chefs-d'oeuvre, des gardiens de chefs-d'oeuvre, des voleurs, des Saintes Vierges, Mickey, Giorgio De Chirico, la lumière, l'obscurité ou personne ? Et l'art dans tout ça ? L'art est un scandale et "musée" se glisse dans "s'amuser".

Dimanche 14 mai 17h00
Ca commence par la foudre de Richard O'Donovan 

Lundi 15 mai 19h30 
I giganti della montagna de Luigi Pirandello

"Je crois vraiment que je suis en train de composer, avec une ferveur et une anxiété que je ne réussis pas à t'exprimer, mon chef-d'oeuvre, avec ces Géants de la montagne. Je me sens monté à un sommet où ma voix trouve des amplitudes d'une résonance inouïe. Mon art n'a jamais été aussi plein, aussi varié et imprévu : c'est vraiment une fête pour l'esprit et pour les yeux, tout en palpitations brillantes et frais comme le givre. 

Mardi 16 mai 19h30
Quai Ouest de Bernard Marie Koltès 

Un businessman en fuite, suite à ses malhonnêtetés, et un fils d’une famille d’immigrés vivant encore ici, vont ceindre leurs lignes de vie. Récit intuitionniste sur le rejet de la différence, l’exclusion, Quai Ouest met en scène un groupe de personnes en retrait des codes de la société. Le couperet aiguisé de l’oral vernaculaire et le pointillisme de l’écrit font de cette pièce en particulier un refuge marqué des différences de personnalités qui nous entourent au quotidien.

Mercredi 17 mai 19h30 
Titus Andronicus de William Shakespeare

Imaginez quelqu'un qui a perdu vingt-et-un fils au champ de bataille, qui a tué le vingt-deuxième dans un accès de rage, qui a une fille victime d'un viol et amputée sauvagement de ses deux mains et de sa langue ; qui a deux autres fils qui sont injustement accusés d'un meurtre. On lui signale qu'il peut épargner la peine de mort à ses deux fils s'il se coupe lui même une main. Il s'y exécute, mais on lui renvoie les deux têtes de ses fils et sa main avec un mot railleur.

 

Pendant six jours, des élèves ou étudiants, encadrés par des professionnels de la scène artistique genevoise, donneront pas moins de dix spectacles, tous conçus dans les ateliers-théâtre des cycles d’orientation, des collèges, des écoles de commerce, des écoles de culture générale, de l’université et des conservatoires.

Quand, en 1996, Marie-Christine Epiney se rend au DIP avec le dossier du Festival sous le bras, elle n’a qu’une idée en tête : « tisser des liens entre le théâtre professionnel et les élèves ». Comment ? « En leur permettant de voir la manière dont fonctionne ce monde, pas seulement celui des feux de la scène mais aussi celui des auteurs, des scénographes, des costumiers, des techniciens… », explique la comédienne et metteure en scène genevoise.

Après quatorze ans d’itinérance et de nombreux succès – présentés désormais tous les deux ans alternativement à la Comédie de Genève et au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, la volonté de transmettre de Marie-Christine Epiney reste intacte : « C’est formidable de voir l’enthousiasme de ces élèves pour le théâtre. Pour les plus jeunes, c’est une véritable découverte. D’autant plus grande qu’elle se fait par la scène. »
Alors que la manifestation permet également aux étudiants de l’Uni, chose rare, de faire leurs premières armes dans des conditions professionnelles.

Et rien ne résiste à la fureur de théâtre comme à la volonté de partage
de ces amateurs éclairés, ni les classiques grecs, ni les grands textes du répertoire, ni même les comédies musicales. « Aucun genre ne leur est étranger, c’est assez impressionnant », avoue Marie-Christine Epiney à propos des projets inédits que nous vous invitons à découvrir cette saison !

Durant le Festival, parallèlement aux spectacles, élèves et étudiants pourront profiter de stages (samedi 13 mai), dont celui d’interprétation dirigé par Laurent Sandoz, et de visites d’ateliers d’artistes (mercredi 17 mai).

Marie-Christine Epiney

Après des études classiques (latin, grec), Marie-Christine Epiney obtient le diplôme de l’Ecole supérieure d’art dramatique (ESAD, 1985). Commence alors pour elle une carrière de comédienne qu’elle mènera en parallèle à une implication profonde dans l’enseignement de l’art dramatique (certificat d’études pédagogiques à Genève et diplôme en gestion culturelle des universités de Genève et Lausanne).

En tant que comédienne, elle joue au théâtre sous la direction de nombreux metteurs en scène (Philippe Mentha, Walter Pagliaro, Jean-Gabriel Chobaz, Anne Vouilloz, Miguel Quebatte, Yukata Wada, Germain Meyer…) dans des pièces de Tchekhov, Fassbinder, Feydeau, Genet, (…). 

Pour le cinéma et la télévision, on peut la voir dans des films de Alain Tanner, Frédéric Berney, Antoine Bordier.

La radio l’accueille depuis 1985 dans des dramatiques, aux côtés de Gérald Bloch, Claude Dalcher, Roland Sassi, Jean Schlegel, Véronique Mermoud.

En 2011, elle crée le Théâtre Navevà, association qui lui servira d’écrin pour ses créations théâtrales, en tant que metteure en scène (Le Gardien de Pinter).

En ce qui concerne l’enseignement, elle fonde en 1998 le Festival d’Ateliers-Théâtre qu’elle dirige depuis. A ce titre, elle met sur pied divers projets pour les élèves des cycles d’orientation, des collèges et de l’université. Pour le collège Rousseau elle met en scène une vingtaine de spectacles (Rousseau, Shakespeare, Molière, Goldoni, Wedekind, Grümberg, Merlquiot, Probst entre autres). Son Festival d’Ateliers-Théâtre est institutionnalisé depuis 2011 sous forme de biennale dans les Théâtres de la Comédie et de Carouge.

Elle s’investit dans la vie culturelle depuis de nombreuses années, au sein de diverses commissions, conseils d’établissements ou fondations.