POURQUOI LA RECONSTRUCTION DU THÉÂTRE ?

Bâti voilà quarante ans, le Centre communal de Carouge, composé de la Salle des fêtes et de la grande salle du Théâtre n’est plus adapté en matière de sécurité, d’énergie, de technique scénique et de surface utile.

L’activité du Théâtre est, en outre, actuellement éclatée géographiquement : le bâtiment locatif du 57 rue Ancienne où se situent notamment l’administration, la petite salle et la salle de répétition avec le stock de costumes ; les ateliers et le stockage des décors à Vernier.

Le bail du bâtiment locatif du 57 rue Ancienne arrive à échéance et, sans nouvel espace, l’activité du Théâtre ne pourra pas se poursuivre.

Jean Liermier : "La salle François-Simon ne répond plus aux normes écologiques et de sécurité"

Le Temps: Faut-il vraiment reconstruire le bâtiment actuel?

Jean Liermier: Il est dans un état qu’on n’imagine pas. Il y a des fuites d’eau à l’intérieur de la cage de scène, des tuyaux menacent d’exploser. Surtout, la salle François-Simon ne répond plus depuis longtemps aux normes écologiques et de sécurité. Quand j’ai pris mes fonctions en 2007, la Ville de Carouge avait déjà commandé une étude pour remédier à ces dysfonctionnements. Les experts avaient estimé la rénovation du bâtiment à 26,5 millions.

- Mais alors pourquoi ne pas revenir à ce scénario?

- Parce que cela ne résoudrait pas le problème d’une institution dont les activités sont réparties entre deux lieux, la salle François Simon et l’immeuble très vétuste du 57, rue Ancienne. Le nouveau bâtiment permettra de concentrer l’administration, la création, les ateliers, etc. Son coût, en outre, est loin d’être faramineux: 54 millions, c’est le prix d’une école. Les Carougeois en payeront 24, dont 6 ont déjà été investis dans le crédit d’étude. C’est moins que les 26,5 millions annoncés en 2007 pour la rénovation.

Propos recueillis par Alexandre Demidoff, Le Temps, 5 juin 2017

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