L'Avare

De Molière

Mise en scène de Gianni Schneider

du 09 janvier au 01 février 2015

Durée 1h50, Salle François-Simon

WITH ENGLISH SURTITLES ON
JANUARY 20TH, 21ST, 22ND, 23RD, 24TH AND 25TH

                

L'argent ou la maladie d'Harpagon

Un père aimant l’argent plus que ses enfants, aveuglé par son obsession et sa tyrannie, met en péril sa famille. Des valets complaisants, une marieuse cynique, des jeunes gens épris d’amour, le tout sous la houlette d’un vieillard tyrannique ayant pour dessein d’épouser celle dont son fils s’est épris.

Harpagon est riche. Pour assurer sa condition sociale, il est obligé de maintenir un certain train de vie. Et pour garder son cher argent, il est prêt à tout. Même à épouser la prétendante de son fils, ou à donner sa fille en pâture à un vieillard. Cet homme est possédé par la terreur de manquer et de disparaître. Névrose, paranoïa, folie, qui entraînent dans sa chute tous les membres de sa maison. Si cette comédie noire dépeint avec humour et cruauté les travers de la bourgeoisie de son époque, elle trouve de nombreux échos dans notre société. Pour reprendre les mots du metteur en scène, « le monde capitaliste d’aujourd’hui, fondé sur la concurrence et le profit, est peuplé d’hommes avares. Avares d’argent, avares de sentiments et avares de solidarité ». C’est donc au citoyen du monde que ce texte et cette mise en scène s’adressent en pointant la dichotomie entre la réalité, les règles d’une société, nos peurs et nos envies. Entouré de trois grands noms – Nina Wetzel pour le décor, Sébastien Dupouey pour la vidéo et Sylvain Jacques pour la musique – Gianni Schneider porte le regard de Molière sur la société et les hommes d’aujourd’hui. À travers une esthétique sobre et immédiate, il fait le choix radical, tout comme Molière, de parler de soi pour parler du monde.

The Miser

A dad who loves money more than his own children, blinded by his obsession and his tyranny, jeopardizes his family. Complacent servants, a cynical match maker, young people in love, all of them under the thumb of a greedy old man who is planning to marry the woman his son fell in love with.

Harpagon is rich. To maintain his social status, he has to keep up with a certain life style. And to keep his dear money, he will do anything. Even marry the woman his son loves, or give his daughter to an old man. This man is possessed by the fear of not having enough and of disappearing. Neurosis, paranoia, madness bring down his whole family, along with him. If this comedy portrays with wit and cruelty the foibles of the bourgeoisie of that time, it also finds echoes in our contemporary society. As the stage director likes to recall, “our capitalist world, based today on competition and profit, is filled with greedy men. Miserly for money, feelings, and solidarity”. This play and its production are meant for citizens of the world and underline the dichotomy between realities, the rules of a society, our fears, and our desires. Surrounded by three great names - Nina Wetzel for the set, Sébastien Dupouey for the video and Sylvain Jacques for the sound – Gianni Schneider is talking to men and women of today. With sober and immediate enhancement, he makes the radical choice, like Molière, in order to speek about the world.

Gianni Schneider

Un prénom italien, hérité de sa mère, un nom allemand comme son père, Gianni Schneider a acquis depuis sa tendre enfance, pour reprendre les mots du dramaturge Dieter Welke, « une sorte d’instabilité chronique de ceux qui ne peuvent choisir entre raison (cartésienne, réfléchie, allemande) et pulsion (spontanée, généreuse) de cœur italienne. » Et de résumer : « le théâtre est sa famille ! » Il découvre le français à 11 ans. Polyglotte, c’est en allemand, en anglais, en italien et en français qu’il lit, écrit et met en scène. Établi à Lausanne, il crée sa compagnie éponyme en 1988. Depuis, il monte indépendamment des auteurs classiques ou contemporains. En vingt-six ans de carrière, il a su affirmer sans discontinuité la dimension forum d’un théâtre ancré profondément dans notre « ici et maintenant », confrontant le spectateur aux grandes tensions de notre époque, et fonctionnant comme un « laboratoire de l’imagination sociale ». Par son travail poétique et politique, il essaie à sa manière de changer le monde en criant le manque d’amour et de justice sociale sur Terre. Gianni Schneider est aussi un artiste au service des textes, des acteurs, mais également des metteurs en scène. Assistant de Matthias Langhoff, Maurice Béjart et Giorgio Strehler, il est le dramaturge de Thomas Ostermeier sur Les Revenants d’Ibsen. Chacune de ses rencontres nourrit le travail d’une compagnie vivant un véritable compagnonnage.

Revue de presse de la pièce
La tournée de l'Avare
"Organiser une soirée" autour du spectacle

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Avec Jean-Damien Barbin (Harpagon), Michel Cassagne (Cuisinier, skipper), Hélène Cattin (Frosine), Guillaume Compiano (Cléante), Caroline Cons (Marianne), Jean-Pierre Gos (Anselme), Malya Roman (Elise), Matthieu Sampeur (Valère), Christian Scheidt (La Flèche)

Assistant à la mise en scène Marullo Pietro Dramaturgie Rita Freda Version scénique Edmond Vuilloud et Jean-Paul Favre Scénographie Nina Wetzel Collaboratrice à la scénographie Florence Emery Vidéo Sébastien Dupouey Lumières Marie-Christine Soma Musique Sylvain Jacques Costumes Anna van Brée Maquillage Sonia Geneux Coiffures Antonio Miele Accessoires Matthieu Dorsaz Constructeurs décor Alain Cruchon, Victor Roy, et Yannick Bouchex Peinture décor Eric Vuille Photographe plateau Aline Paley  

Coproduction Compagnie Gianni Schneider, Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Théâtre Kléber-Méleau Producteur délégué Compagnie Gianni Schneider

  

Autour de "L'Avare"